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Yojiro Takita

16 Avr

Yojiro Takita

Yōjirō Takita (滝田 洋二郎, Takita Yōjirō?) est un réalisateur japonais né le 4 décembre 1955.
Il obtient l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2009 pour le film Departures.

 Source : Wikipédia

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Departures

16 Avr

Daigo (Masahiro Motoki) et Mr. Sasaki (Tsutomu Yamazaki) devisent en baignant dans des bains publics

« Departures » : un film pour vous ouvrir le cœur et l’esprit…

C’est avec mon cœur aujourd’hui, que je vous conseille ce film : « Departures » (Oscar du meilleur film étranger).

Il ne s’agit pas là d’un film commercial, n°1 dans les box-offices, et vous n’avez probablement pas eu l’occasion d’aller le voir au cinéma du Flon à Lausanne.

C’est plutôt un de ces trésors que l’on découvre presque par hasard, et qui nous apporte richesse et ouverture d’esprit.

Résumé :

Voici l’histoire de Daigo (Masahiro Motoki), un jeune violoncelliste qui voit un jour, impuissant, son orchestre symphonique se dissoudre. Il décide donc, en compagnie de sa femme, de retourner dans son village natal afin de trouver un nouvel emploi. Attiré par une annonce plutôt atypique parlant « d’aide aux départs », il est engagé bien malgré lui dans une petite entreprise de pompes funèbres. Au début,  il n’ose en parler à sa femme par honte, et ses premières journées de labeur sont difficiles. Il découvre cet univers mystérieux et tabou qu’est celui de la mort, et petit à petit, se surprend à devenir un apprenti passionné. Enfin, de sa relation d’abord conflictuelle avec son patron, nait une amitié sincère. Ce travail que personne ne veut faire et que Daigo lui-même n’aurait jamais imaginé pratiquer, va transformer aussi bien les morts que leurs proches encore en vie…
Nous vivons dans une société où l’idée de ne pas pouvoir tout contrôler est insupportable. Et qui y a-t-il de plus incontrôlable que la mort ? Voilà pourquoi nous vivons dans la peur de notre inévitable destin, commun à tous.

Employé de pompes funèbres est un métier très souvent incompris, souffrant de mille préjugés. « Mais qui voudrait faire un métier pareil ? », avons-nous tous déjà entendu ou déclaré. Il est dommage de constater que nous nous intéressons trop peu à ces travailleurs de l’ombre sans qui nous serions bien embêtés, et que cette peur ressentie n’est née que de notre ignorance.

Or, cette histoire se passe en Asie, où ce même problème de manque de reconnaissance existe également.

Dans cette Province rurale au nord du Japon, travailler dans le commerce de la mort est mal vu.

En suivant les pas du héros, nous pénétrons au cœur de la culture japonaise, plus précisément au cœur de l’ultime départ, vu à travers cette culture. Nous découvrons comment les défunts sont lavés, parés de leurs plus beaux atours et maquillés devant leur famille, dans le respect le plus total, tout en tact et en délicatesse, avec cette beauté dans chacun des gestes déployés par ces professionnels de l’adieu. Toute la noblesse et la profonde humanité de ce métier est ainsi dévoilée, et cela fait du bien. Cette vision de la mort que le réalisateur (Yojiro Takita) nous transmet, nous aide à l’apprivoiser un peu plus…

Le film est bercé de morceaux magnifiquement joués au violoncelle, créant une atmosphère émouvante, ponctuée d’images profondément esthétiques et poétiques. Il faut ajouter que l’intelligence de ce film réside également dans l’humour de certaines scènes, qui allège l’atmosphère et construit un équilibre subtil, presque sans failles.

Les personnages sont, pour la plupart, charismatiques et attachants.

En parallèle, l’histoire de Daigo et de son père est particulièrement touchante.

Un film dont on ressort transformé.